un p’tit tour...

à la rue de la Constituante

Dans le JVV n°115, nous avions pris un moment pour découvrir quelques endroits de la rue des Granges. Continuons notre chemin par l’ouest.

1. Atelier Denis Tcheskiss

Au bout de la rue des Granges se trouve une belle et grande vitrine sur la gauche. Notre rédactrice Pimprenelle se souvient des deux rencontres qu’elle y a faites. En décembre 2014, elle entrait au n°4 de la Constituante pour écrire un article sur le salon de thé culturel LyRa Thé. La propriétaire Mihaela Klopfenstein, née à Bucarest, nous avait raconté son parcours (JVV 72, p.4). En 2019, c’est Denis Tcheskiss qui s’était ouvert à Pimprenelle et nous contait l’histoire de sa vie avant Delémont (JVV 90, p.1). Il avait même réalisé la couverture du journal pour l’occasion.

Aujourd’hui, Denis Tcheskiss est toujours là, et avec le sourire ! Dans son atelier, il propose des cours de dessin, en petit groupe, pour enfants, adolescents et adultes qui aiment dessiner. Il vous apprend les bases : observation, construction, perspective, personnages et mise en lumière. Le prochain stage pour enfant commence le 6 mai. Contactez-le rapidement si vous souhaitez une place (ateliertcheskiss.ch).

4. C’est qui ce Wicka ?

Plutôt que de descendre la rue en direction du château, traversons la chaussée. Arrivé de l’autre côté, il est possible d’apercevoir, derrière une vitre, Philippe Chappuis de la Laiterie Centrale. Les achats à la laiterie se font au bas de la rue, mais ici vous le verrez peut-être s’affairer autour d’une cuve. Pimprenelle nous en apprenait plus sur l’activité laitière de cet endroit dans le JVV 71 (p.1).

Remontons quelques mètres sur les pavés du trottoir. Nous voici devant la maison Wicka, le n°7. Ah ! il est donc là ce Wicka. Pas vraiment. Les Wicka, ce sont de riches maîtres-bourgeois, originaires de Vicques, qui ont vécu à Delémont il y a quelques centaines d’années. Ils ont construit cette maison au début du xvııe siècle. Donc ne sonnez pas en espérant tomber sur Kevin Wicka. Par contre, si vous cherchez la Bourgeoisie de Delémont, c’est le bon endroit. Pour louer la cabane de la Chouette ou la salle voûtée de la maison Wicka par exemple. Jean-Louis Rais vous donnait des détails sur les rénovations faites par la Bourgeoisie (JVV 28, p.4) et Pimprennelle vous en apprenait plus sur son histoire et son fonctionnement (JVV 89, p.3).

2. Ça danse !

En contournant la vitrine, voilà qu’on peut entendre de la musique ! Pas un concert ni un artiste de rue, mais une musique classique. Elle provient du ciel. Non, attendez, d’un peu plus bas. Oui, le son sort des fenêtres de l’étage au-dessus de l’atelier Tcheskiss. C’est l’École de Danse IMB. Pas IBM, IMB : Inès Meury Bertaiola. Difficile de l’imaginer depuis la rue, mais deux salles de danse de 100m2 chacune avec douches et vestiaire se trouvent bel et bien ici.

L’école propose des cours de danse classique et aussi de contemporain et de hip-hop. Pour les enfants, ados et adultes. Que vous soyez novices en rond de jambe ou nettement plus avancés, le directeur et les enseignantes vous accueillent et vous transmettent leur passion pour la danse. Un cours d’essai gratuit vous est même offert (danse-imb.ch).

Artistique, ce coin de rue !.

3. Une rue, plusieurs noms

Dans son livre Delémont, de rue en rue, de siècle en siècle, Jean-Louis Rais nous apprend ceci :

Il était normal qu’une rue qui s’ouvrait au sud sur la façade du Château et au nord sur celle du couvent des ursulines portât le double nom de Rue du Château et de Rue des Ursulines. En 1812, le Collège de Delémont était fondé dans l’ancien couvent, les religieuses en ayant été chassées par la Révolution. La rue prit alors le nom de Rue du Collège. Rue du Collège se généralisa au xıxe siècle, même si les plans cadastraux conservaient Rue des Ursulines. Quand en 1846 le Collège déménagea d’un bout de la rue à l’autre et s’installa au Château, on ne vit aucune raison d’abandonner Rue du Collège. On officialisa cette dénomination en 1906. Or en 1953, quand le Collège émigra à l’Avenue de la Gare, le changement de nom devenait souhaitable. En 1977, l’Assemblée constituante jurassienne logea son secrétariat à la maison Wicka. Et en 1978, par décision du Conseil communal, la rue devenait Rue de la Constituante.

5. Le septième art

Si vous poussez plus loin vers la partie arrière de la maison Wicka, rue de l’Hôpital, vous serez dans les locaux de la Bibliothèque des adultes. Puisque nous sommes tout en haut de la Constituante, prenons le temps de nous mettre un peu d’eau sur le visage quand le soleil tape fort. Devant l’ancien couvent des Ursuline, une fontaine s’y trouve. Attention, pour une question d’économie, l’eau est en circuit fermé et n’est donc pas potable. Il faudra descendre la rue pour y trouver une fontaine à eau potable devant le Musée jurassien d’art et d’histoire (MJAH). Si vous vous demandez qui trône au sommet de la fontaine, c’est saint Henri.

En 1972, le sculpteur Laurent Boillat découvrit une statue de pierre, représentant saint Henri, qui avait certainement déjà surmonté au xvııe siècle une des fontaines de la ville. L’artiste en fit une copie en bronze, laquelle se dresse maintenant sur cette fontaine. L’Empereur Henri II porte la couronne et le sceptre et, sur sa main gauche, la cathédrale de Bâle fondée par ses soins.

6. Et pourquoi ce nom en fait ?

Bon, si la soif se fait sentir, la faim aussi. Afin d’attaquer la visite du MJAH en bas de la rue, nous passerons par la Laiterie centrale pour y acheter des produits de terroir. Ou plutôt une douceur chocolatée à la Petite Chocolaterie ? Un repas au restaurant du Cheval Blanc peut-être ? Prenons le temps de faire les trois ! Cela fera vivre le commerce local.

Maintenant, direction l’expo Enard au MJAH. La conservatrice Nathalie Fleury, dont le portrait a été brossé par Pimprenelle (JVV 87, p.3), et son équipe vous acueillent du mardi au vendredi de 14h à 17h, ainsi que samedi et dimanche de 11h à 18h. Pour les groupes et les écoles, l’ouverture est possible à d’autres moments sur demande.

Colin
avril 2016

Éditeur

Nusbaumer-graphistes Sàrl

Rue des Granges 5, 2800 Delémont

079 307 82 76

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Le chef

Colin Nusbaumer

Les rédactrices

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Les fondateurs

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